Taux et allocations d'actifs : impacts sur les valeurs de croissance, le private equity, etc

Les marchés actions et obligataires sont également liés dans une certaine mesure aux variations des taux des Banques Centrales (FED, BCE, etc), incitant les investisseurs institutionnels à réallouer les actifs actions, obligataires et à réajuster leurs prévisions de rentabilité sur les valeurs de croissance notamment mais aussi le Private Equity.

A/ Les taux d’intérêts, principaux leviers des banques centrales :

Les taux directeurs des Banques Centrales ont atteint leur plus haut niveau depuis plus de 20 ans (2002 plus exactement). A titre d’exemple, La FED a fixé son taux directeur à 10 ans à 5,5% en juillet 2023. Les taux réels se sont en conséquence réajustés à la hausse – voir graphique ci-dessous (Source Investing.com).

Ces niveaux sur plusieurs périodes et dans de nombreux pays sont inédits depuis 2002 (Source Factset):

Rappelons ici que ces hausses de taux ont pour objectif de contenir et faire ralentir l’inflation. Une entrée en récession a historiquement un effet déflationniste sur l’économie. Toutefois, aux USA, les politiques monétaires sont contrariées par les politiques budgétaires du gouvernement Biden :

1/ La Politique Monétaire, la FED augmente ses taux directeurs pour ralentir l’économie et lutter contre l’inflation

2/ La Politique Budgétaire, le gouvernement Biden a voté les dépenses suivantes : $1.2 Trillions pour le Bipartisan Infrastructure Law (BIL) ; $400 Billions pour l’Inflation Reduction Act (IRA) ; et $280 Billions Chips and Science Act (CSA) qui stimulent l’économie US dans son ensemble et ne peuvent favoriser la baisse de l’inflation. Contradictions et/ou stratégies électorales ?

La maitrise de l’inflation n’est probablement pas à l’ordre du jour du gouvernement américain !

Néanmoins, en Europe, notons ici que l’Allemagne est rentrée en contraction au troisième trimestre, tandis que l’inflation a ralenti pour atteindre son niveau le plus bas depuis juin 2021, à mesure que les hausses de taux de la BCE se font sentir (Source Reuters).

Pour les USA, la contraction n’est toujours pas là et leur indice CPI (indice des prix américain) a augmenté de 0,4 % en septembre par rapport à août, soit un peu plus que le rythme de 0,3 % attendu par les économistes, tandis que le taux de base excluant l’alimentation et l’énergie s’est établi à 0,3 %, comme prévu. Le taux d’inflation annuel du CPI s’est maintenu à 3,7 %, soit un niveau nettement supérieur à celui de juin et de juillet. Le taux d’inflation annuel de base était de 4,1 %, le rythme le plus lent depuis deux ans (Source Bloomberg).

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